Et si Apple devenait plus riche que Microsoft ?

Apple pourrait-il dépasser son rival Microsoft au palmarès des sociétés les plus riches du monde ? Plus tôt que l’on ne le croit, si l’on se fie à une analyse du cabinet américain Piper Jaffray, citée par Les Echos. Selon l’analyste Gene Munster, Apple a déjà doublé ses réserves financières en moins de deux ans. Si la société poursuit sur ce rythme, elle dépassera les 40 milliards en 2010, une performance qui devrait lui permettre de passer devant Microsoft.

La source de ce succès : son activité historique, la fabrication d’ordinateurs, qui lui permet toujours de dégager près de la moitié de ses revenus. Au cours des derniers mois, Apple a engrangé plus de 10,6 milliards de dollars de chiffre d’affaires grâce à la vente de ses ordinateurs (portables et de bureau), contre 7,5 milliards pour les baladeurs iPod et 1 milliard pour les iPhone. Autant de produits qui sont promis à des parts de marché en constante progression.

Reste à déterminer ce que la firme de Steve Jobs va pouvoir faire avec ce cash : selon les analystes interrogés par Les Echos, il est peu probable qu’elle se lance dans une frénésie d’achats, ou même cherche à contrer Microsoft sur le rachat de Yahoo. En revanche, il est à prévoir qu’Apple envisage des investissements conséquents pour sortir de nouveaux produits sur le marché, et ce à des prix défiants toute concurrence.

ZDNet France

Microsoft dévoile SSDS, sa base de données SQL en ligne

Avec SQL Server Data Services, base de données en ligne, Microsoft concurrence désormais SimpleDB d’Amazon. L’éditeur complète ainsi son offre de services en ligne.Décidément, le « cloud computing » (*) a la cote chez les grands éditeurs. Après Amazon et IBM, Microsoft a présenté sa base de données en ligne – SQL Server Data Services (nom de code Stika) – lors de ses rencontres Mix 08 (5-7 mars) de Las Vegas. « Nous étendons la portée de notre plate-forme de stockage de données au nuage (cloud) afin de répondre aux besoins des applications du web 2.0 », résume Nigel Ellis, architecte chez Microsoft.

SQL Server Data Service (SSDS) repose sur une infrastructure SQL Server. Mais l’ensemble des manipulations (ajout, création, modification de données) s’effectuent au travers d’un API web. L’infrastructure technique sous-jacente – matérielle et logicielle – n’a donc aucune importance. Ce modèle d’informatique à la demande a été popularisé par Salesforce.com et Amazon. Ce dernier commercialise déjà plusieurs services tels que Elastic Computing Cloud (EC2), Simple Data Storage Service (S3) et plus récemment SimpleDB.

La cible : les professionnels

Microsoft n’a pas encore indiqué le prix de SSDS. On sait juste que le service sera gratuit pendant la période de test qui court jusqu’au premier trimestre 2009. La tarification reposera ensuite sur les volumes de données utilisés et transférés. A titre indicatif, SimpleDB d’Amazon est facturé 1,5 dollar par Go stocké et, en fonction du volume, de 0,18 à 0,10 dollar par Go transféré.

Microsoft vise surtout un public professionnel : PME, start-up, éditeurs du web 2.0, etc. L’éditeur s’engage donc sur les temps de réponse et la disponibilité de SSDS via des contrats de niveau de service (SLA). Les données sont répliquées sur différents sites géographiques distincts pour assurer de bonnes performances et garantir une haute disponibilité. Tous les échanges sont cryptés (SSL), et il n’y a aucune limitation de volume pour les données stockées et transférées.

Quelques lignes de code

Comme pour SimpleDB d’Amazon, l’accès et la manipulation des données s’effectue via une API Rest ou Soap et des messages XML. A terme, il sera aussi possible d’utiliser le langage de requête Linq depuis un client C# ou VB.NET car SSDS repose sur la technologie ADO.NET Data Services (nom de code Astoria), présentée récemment à Paris lors des Microsoft TechDays.

« La manipulation de l’API est extrêmement simple. Quelques lignes de code suffisent pour créer le proxy Rest ou Soap afin d’ajouter le stockage à son application », estime Nigel Ellis. L’ajout, la modification et la suppression d’une donnée repose sur les verbes HTTP : GET (lecture), POST (écriture), DELETE (suppression). On ne manipule plus des enregistrements SQL mais des données qui repose sur le design pattern « Entity Model ». En revanche, contrairement aux bases de donnés traditionnelles, SSDS ne supporte pas les transactions à deux phases (2PC). « Nous utilisons un système de timestamp et un verrou optimiste (optimistic concurrency lock) », précise Nigel Ellis.

Une étape de la stratégie « software + services »

SSDS est une étape supplémentaire dans la stratégie « software + services » de Microsoft qui consiste à créer une plate-forme de développement à la demande, en s’appuyant notamment sur Windows Live Services. La firme vient d’ailleurs d’ajouter une interface ADO.NET Data Services à chacun de ces services. « Nous pourrons ainsi synchroniser les données entre SSDS et des services de Windows Live Services via Microsoft Sync framework », précise Nigel Ellis.

(*) Concept décrivant des stockages des données et exécutions d’applications qui s’effectuent non plus localement sur l’ordinateur de l’utilisateur, mais ailleurs sur le web, via un « nuage » de serveurs et d’ordinateurs, pour offrir un maximum de puissance informatique. 

www.zdnet.fr , 7 mars 2008

Autre liens :

  • En lisant l’article sur le zdnet, je suis arrivé sur un blog qui parlait du “Cloud Computing” en autre. Il y a pas mal d’autres sujets. Les billets sont bien rédigés et interessants. Lien